Pour l’UIMM, le séminaire revient chaque année dans une ville différente : Le Croisic, Ecully, Pau, Metz, La Rochelle, Paris. Trois jours sur le management, la certification, l’emploi industriel. À La Rochelle, le sujet qui comptait vraiment, c’était un conférencier national invité sur scène, Pierre-Henri Tavoillot, avec le risque qu’il reparte sur quarante-cinq minutes d’exposé coupées du fil du séminaire.
Comment éviter qu’un conférencier externe décroche du sujet du séminaire ?
Un conférencier externe apporte un regard que les intervenants internes ne peuvent pas porter. Mais livré à lui-même sur un format long, il peut dérouler son propos sans jamais raccrocher à ce qui concerne vraiment l’UIMM. J’ai recherché et négocié l’intervention de Pierre-Henri Tavoillot, géré son contenu, écrit le déroulé pour que sa restitution prenne la forme d’un dialogue avec moi plutôt que d’un exposé. Je relance sur ce qu’il vient de dire. Je raccroche son propos aux cadres de l’industrie présents dans la salle.
Pourquoi préparer les contenus vidéo avant même de monter sur scène ?
Plusieurs semaines avant chaque séminaire UIMM, je pars tourner à Paris et en région. Micro-trottoirs en portrait chinois, interviews de collaborateurs, portraits métiers selon le thème retenu. Ces films durent trois minutes environ. Je les monte avec voix off et musique. Je crée aussi les génériques d’ouverture et les jingles qui rythment les demi-journées. Pas de conducteur tout fait. Je construis une partie du contenu avant même de monter sur scène.
Qu’est-ce qui change quand l’animateur devient directeur éditorial de l’événement ?
À force de construire le contenu en amont et de cadrer les interventions en direct, le rôle dépasse l’animation seule. Je choisis les voix qui portent le message et je décide du rythme de la journée. C’est le même travail de préparation que je mène quand j’anime des séminaires et conventions d’entreprise sur plusieurs jours, quel que soit le secteur. L’UIMM me confie cette mission d’une ville à l’autre depuis plusieurs années, parce que cette imbrication entre animation et production tient le même niveau d’exigence à chaque fois.
Merci à l’UIMM pour sa confiance, renouvelée séminaire après séminaire. La fiche de la mission est à lire sur la page client UIMM.